Le salaire net d’un salarié porté varie généralement entre 45 et 55% de son chiffre d’affaires hors taxe, après le prélèvement des frais de gestion, des cotisations patronales et salariales et des autres charges (voir notre vidéo explicative).

Le taux de transformation est propre à chaque consultant et chaque entreprise de portage salarial. Il dépend de la politique de l’entreprise et des outils légaux d’optimisation salariale.

La TVA

Les entreprises de portage salarial collectent la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les frais professionnels. Certaines ont mis en place des mécanismes de reversement de la TVA à leurs salariés portés, pour tout ou partie des sommes.

Les frais professionnels

Certains coûts des missions peuvent correspondre à des frais professionnels. Ils sont refacturés ou non au client final, en fonction de leur nature. Ainsi, les frais de déplacement, de restauration ou d’hébergement peuvent faire l’objet d’une refacturation et ne sont pas optimisés. De l’autre côté, les frais non-liés directement à la mission (abonnement téléphonique, matériel informatique) peuvent logiquement échapper aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu. Pourtant, ce n’est pas toujours fait, par manque de connaissance.

Les entreprises de portage salarial peuvent pourtant prendre en charge ces frais, sur présentation des justificatifs, et éviter ainsi aux salariés portés des prélèvements sociaux et fiscaux inutiles, voire injustes. Le plafond de ces frais est fixé par l’URSSAF à 30% du salaire brut.

L’épargne salariale

La possibilité d’accéder à l’épargne salariale est un grand avantage du portage salarial. Des entreprises de portage salarial ont mis en place des systèmes d’épargne salariale de type PEE ou PERCO, permettant aux salariés portés de convertir une partie de leur chiffre d’affaires en épargne.

Avec ce dispositif, les salariés portés bénéficient des avantages fiscaux de l’épargne salariale, constitué d’un forfait de 20% et de la CSG/CRDS à hauteur de 10%. C’est bien peu comparé aux près de 58% de cotisations sociales imposées sur les salaires bruts. Ces dispositifs sont cependant soumis à des plafonds d’environ 3200 euros sur le PEE et de 6400 euros sur le PERCO. Notons également que ces sommes sont supposées bloquées pendant 5 ans, sauf dans certains cas (mariage, invalidité, naissance, divorce…).

Les autres dispositifs d’optimisation

Certaines entreprises de portage salarial ont mis en place des systèmes de chèques vacances, de chèques emploi service (CESU) ou encore de tickets restaurant. La plupart du temps, la part employeur n’est pas soumise aux cotisations sociales, dans la limite d’un plafond défini par la loi, et n’est donc pas prélevée du salaire brut

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