Tous les indicateurs sont au vert pour la portage salarial français

13 juillet 2016

 

Les bons chiffres relatifs au portage salarial augurent un avenir radieux…s’ils dispose d’un environnement réglementaire adapté.

 

 

2,7 millions de personnes exercent en France une activité non salariée, sans compter les agriculteurs. Parmi eux, plus de 60 000 ont recours au portage salarial pour des missions allant de 1h à 3 ans. Nouvelle forme d’emploi, rappelons d’abord que le portage est ouvert à tous :

 

- aux salariés en transition professionnelle ou en reconversion,

- aux chômeurs aspirant à retrouver un chemin sécurisé et enthousiasmant vers l’emploi,

- aux créateurs d’entreprise qui souhaitent tester leur idée avant de se lancer,

- aux jeunes diplômés qui décrochent une première mission pour lancer leur carrière,

- aux seniors désireux de rester dans la course ,

- aux retraités qui souhaitent cumuler emploi et retraite pour rester ou redevenir actif avec une activité réduite ou complète,

- aux salariés qui cherchent à organiser leur temps de travail autour d’interventions dans des entreprises, en remplacement ou en parallèle de leur travail.

 

Ces dernières années, le portage salarial a connu une croissance de chiffre d’affaires qu’on estime entre 20 et 30% par an. Cet essor impressionnant, et qui semble en total décalage avec les chiffres de l’emploi en France, est avant tout lié à l’évolution des besoins économiques du marché du travail français. Le portage salarial répond à la fois à la demande d’indépendance et de libre entreprise à moindre risque des travailleurs et aux besoins de flexibilité des entreprises. C’est pourquoi il est en plein développement. Penchons-nous sur deux raisons récemment chiffrées qui expliquent ce succès.

 

Des rémunérations plus intéressantes

 

L’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques nous apprenait dernièrement que les indépendants sont mieux lotis que les salariés côté rémunération. En effet, fin 2013 en France, le niveau de revenus des personnes exerçant une activité indépendante (hors autoentrepreneurs) dépasse largement celui des salariés, d’après l’INSEE. Les travailleurs autonomes gagnaient en moyenne 3 190 € par mois en 2013 selon une toute dernière enquête publiée ce 22 juin. A titre de comparaison, la rémunération moyenne des salariés dans le secteur privé et dans les entreprises publiques atteignait 2 912 € bruts par mois.

 

Les jeunes potentiellement très attirés par les modalités du portage salarial

 

On peut tirer quelques observations intéressantes de la dernière enquête trimestrielle Prism’emploiOpinionWay « Les Jeunes et l’emploi » parue début juillet 2016. On y apprend notamment que les moins de 25 ans sont majoritairement à la fois conscients et séduits par les évolutions du marché du travail. Ainsi, 59 % d’entre eux envisagent de créer une entreprise ou de travailler à leur compte. Près de 6 jeunes sur 10 envisagent leur parcours professionnel partiellement ou totalement en dehors du cadre de l’emploi salarié. Et pour finir, une majorité des jeunes interrogés (53 %) déclare souhaiter exercer la même profession pendant toute sa carrière. Ces 3 chiffres, qui témoignent à eux seuls des mutations en cours du marché du travail dans les pays développés, collent parfaitement à la formule du portage salarial.

 

Le portage de salariés est un modèle viable, intéressant à la fois pour les entreprises et pour les travailleurs, et qui semble en outre en accord avec les préoccupations d’une nouvelle génération de Français. Il reste aux sociétés de portage à accentuer leurs efforts de communication pour faire connaître cette nouvelle manière de travailler et démontrer qu’elle répond aux besoins et aux envies des travailleurs du temps présent. Il ne manque surtout plus au portage salarial que des pouvoirs publics qui se mettent au plus vite en adéquation avec cette tendance de société avec une politique ambitieuse et souple.